mercredi 4 avril 2012

RAGE: UNE OPPORTUNITÉ MANQUÉE


Je savais que RAGE était un titre qui avait déçut énormément de gens. C’est pourquoi j’ai attendu de mettre la main sur ce titre pour seulement 15$. Malheureusement, même à ce prix, Rage est un titre qui avait le potentiel de rivaliser avec Fallout et Borderlands mais il sombrera rapidement dans l’oublie.

Les deux ingrédients essentiels pour un bon jeu sont l’histoire et le gameplay. Tout le reste, n’est qu’enrobage qui sert à bonifier un bon titre ou maquiller un mauvais. Techniquement, Rage est sublime. Les graphismes sont nettement au-dessus de la compétition. La bande sonore est respectable et les doublages de haute qualité.

Pour l’histoire, la prémisse de départ (un peu cliché) aurait dû aboutir à quelque chose d’intéressant, mais elle souffre d’un manque excessif de développement. Rage me donne l’impression d’un projet grandiose, sur papier, qui a mal viré!

L’idée qu’un astéroïde vienne percuter la terre et que des scientifiques ont conçus des Arches pour préserver l’élite de la race humaine était intéressante. Se réveiller dans un futur post-apocalyptique était une recette gagnante si on compare avec Fallout ou Borderlands. Malheureusement, après seulement 20 minutes de jeu, on réalise que le titre n’a rien d’autre à offrir que de petites missions génériques et insipides que notre personnage accepte dès son réveil. Cela fait 100 ans que l’on dort et vite, va nous débarrasser de ces dangereux bandits dans les Wastelands! Il en va ainsi jusqu’à la fin du jeu, qui est médiocre à souhait.  

LE JEU vs. LE ROMAN
J’ai voulu enrichir l’expérience en me lançant dans la lecture du Roman. Je me disais qu’il y avait sûrement une bonne histoire en-dessous de ce merdier, et les critiques semblaient bonnes. Parfois, les auteurs ont carte blanche et peuvent produire de bonnes histoires avec le matériel source. Encore une fois, c’est la déception qui m’attendait. Je ne sais pas se qui s’est passé avec RAGE mais le train a déraillé à quelque part j’en suis certain. Les cinquante premières pages du livre sont vraiment extraordinaires. Cela se passe dans un proche futur, le processus de sélection des candidats, du développement de personnage, la tragédie, etc. Tout y est pour un bon livre, et en plus, c’est très bien écrit. Mais rapidement, on se retrouve dans une suite de chapitres décrivant les missions idiotes du jeu. Presque aucun lien avec le début de l’histoire, et tout comme le jeu, notre personnage ne cherche pas trop à connaître se qui se passe. Il accepte, comme un idiot, toutes les missions sans rien questionner. Je ne pense pas terminer le roman puisque j’ai complété le jeu et qu’il n’apporte rien de plus à l’expérience RAGE. 

Pour revenir au jeu, la déception vient aussi du fait qu’il a mal été publicisé. Les joueurs s’attendaient à un Action/Rpg ouvert, mais il en est rien.  À l’exception d’avoir la possibilité de revenir sur nos pas, RAGE est un First Person Shooter de couloir d’abord et avant tout!

Ce fait connu, Rage demeure un shooter correct pour ceux qui aiment le genre. Les environnements (peu nombreux) sont époustouflants et le ciel est d’un réalisme hallucinant. L’action ne manque pas mais le choix des armes est décevant. Les cartes sont très petites et l’illusion de grandeur qu’on nous promettait n’y est pas.  
Vous aurez deviné que je n’ai pas apprécié RAGE. Je suis un joueur qui recherche une expérience avec une bonne histoire ou un gameplay satisfaisant. Par exemple, l’histoire de Borderlands était moyenne mais le gameplay et les missions étaient fun. Je conseille donc Rage en location (car en plus, il n’est pas très long) ou un achat à bas prix.

Rage le jeu: Un décevant 6.5/10

mercredi 28 mars 2012

BATTLETECH


La plupart des gens connaissent l’univers de Battletech grâce à la série de jeux PC MechWarrior. Pour les plus vieux d’entre-nous, c’est par le jeu de combats tactiques sur table qui a vu le jour en 1984 que nous avons découvert ce jeu sophistiqué, pour l’époque, où il fallait gérer un BattleMech d’une trentaine de pieds et pesant entre 20 et 100 tonnes.

Au début, nous nous en tenions à des combats ultimes dont le but était de détruire ses adversaires. Puis, arriva les premiers suppléments avec plus de Mechs, plus de règles et surtout… le Jeu de Rôle. L’univers de BattleTech devint l'une des franchises les plus joués vers la fin des années 80. 

Tout comme Star Trek ou Star Wars, l’univers était entrain de se définir. Nous étions heureux de découvrir qu’il existait plus que des Arènes où s'affrontaient de puissantes machines de guerre. Les MechWarriors avaient leurs histoires, leurs factions et ils devaient survire aux guerres politiques incessantes du 31ième siècle. La série donna naissance à plusieurs produits dérivés comme une librairie impressionnante de romans, des jeux vidéo, une série animée, etc.  


Comme toute les franchises, elle connu des hauts et des bas, des reboots, etc. Plusieurs compagnies (Fasa, Wizkids, Fanpro) ont  tenté de la faire prospérer mais ce sont les fans de partout dans le monde qui ont gardé en vie cette merveilleuse franchise. Je me souviens de mon passage à Gencon en 2005 et 2006 où des centaines de personnes jouaient sur d’immenses maps 3D. Battletech était encore en vie et j’étais très heureux!  Depuis 2008, Catalyst Game Labs possède la licence du jeu de plateau et le rpg. 

Pour moi, Classic BattleTech c'est un peu comme D&D. C'est un jeu que je vais jouer toute ma vie. Je peux cesser d'y jouer pendant quelques années mais j’y reviendrai toujours. C'est comme un bon vin qu'on laisse vieillir; il est meilleur de fois en fois. Je ne compte plus le nombre de personnes que j’ai eu le bonheur d’initier à cet univers et je pense que c’est un coup de foudre pour eux aussi à chaque fois.

Les raisons pour lesquelles j’écris sur BattleTech à ce moment-ci sont nombreuses : Tout d’abord, deux jeux électroniques sont sur le point de voir le jour et le « buzz » est très fort parmi les fans. MechWarrior Online et MechWarrior Tactics sont deux titres que j’attends avec impatience.


Secondo, il y a environ un an, Catalyst Game Labs a publié Battletech Introductory Box Set 25th anniversary. J’ai enfin mis la main dessus et je suis extrêmement satisfait par ce beau produit qui transpire la nostalgique et le renouveau. Plusieurs critiques sont disponibles sur le net et que vous soyez un fan de la première heure ou désireux d’enfin découvrir ce jeu, c’est un must buy! 

mercredi 22 février 2012

ULTIMATE SPIDER-MAN TOTAL MAYHEM HD


SPIDER-MAN TOTAL MAYHEM HD de Gameloft est un jeu disponible pour Iphone et tablettes. Pour ma part, j’y joue actuellement sur une tablette playbook de Blackberry.

Premièrement, l’interface est très simple et les contrôles sont faciles d’utilisation. Je ne suis pas très bon, en général, avec ce type de contrôle à l’écran mais la prise en main est efficace. Spider-Man répond bien aux commandes qui ne sont pas trop nombreuses. Un poing pour les attaques physiques, la toile, le saut et l’attaque spéciale.

L’histoire est plutôt linéaire et simple. Les pires ennemis de Peter Parker se sont évadés et nous devons les combattre, vagues après vagues, dans différents environnements. Le jeu a une durée de vie d’environ quatre heures. Le jeu offre du challenge et le mode difficile est, pour ma part, infranchissable.

Ce qui ma le plus impressionné est la beauté incroyable du jeu et la bande sonore. La musique est présente, les commentaires de Parker savoureux et, pour un petit jeu à 2.99$, l’ambiance est franchement chouette.

Donc, si vous en avez assez de Angry Birds, Spider-Man Total Mayhem est une belle option.

Un amazing 8/10

vendredi 17 février 2012

KINGDOMS OF AMALUR RECKONING


Kingdoms of Amalur Reckoning est un RPG Hack&Slash sorti la semaine dernière. J’y joue sur PC mais il est aussi disponible sur consoles.  

Kingdoms est le premier titre du 38 Studios fondé par Curt Schilling, R.A. Salvatore et Todd McFarlane. Trois ténors dans leur champ de compétence respectif.

Voulant profiter de la « mode » des mmos des dernières années, le studio avait décidé d’en faire un nouveau joueur dans le marché. Nul doute que la débandade du genre a motivé les producteurs de réviser leurs ambitions initiales. Je me souviens de plusieurs entrevues de Salvatore, il y a quelques années, sur ce projet. J’étais sceptique puisque le premier jeu d’un nouveau studio est rarement peaufiné et de qualité. J’anticipais un jeu avec une bonne histoire mais un gameplay ordinaire. Bizarrement, c’est tout à fait le contraire qui s’est produit.

La force de ce jeu est le gameplay. Les combats sont vraiment amusants. La gestion de l’équipement est très diversifiée et aléatoire comme dans Diablo ou Titan Quest. Votre personnage pourra aborder ses arbres de carrières de plusieurs façons sans jamais être prisonnier de ses choix antécédents. Guerrier, mage ou voleur sont les choix de bases mais ils peuvent être modulés comme bon vous semble et (tel un mmo) les talents peuvent être remodelés en tout temps moyennant quelques pièces d’or.

La déception, pour ma part, de ce titre est l’aspect RPG. Le monde est générique à souhait. C’est un émule de Fable et World of Warcaft dans un contexte de haute fantasy. Les fées (elfes) sont la race dominante. Il y a peu de villes intéressantes et réalistes comme dans les bons rpgs du genre (Elder Scrolls, Witcher, Gothics, Dragon Age, Risen, etc…) Le monde où l’on évolue consiste à quelques environnements de plaines, marécages, forêts et donjons. Les graphiques sont stylisés mais plutôt ordinaires. Je roule le jeu sur mon portable de deux ans, à maximum, sans problème. 

Ma deuxième déception est l’histoire. Salvatore promettait beaucoup de choses et disons que même si certains aspects sont originaux, la quête principale ne m’accroche tout simplement pas. Les quêtes secondaires sont légions mais semblables à se que vous effectuerez dans un mmo de fantasy générique. Même si les Fable avaient plusieurs lacunes, la quête principale me plaisait. Ce n’est pas le cas dans Kingdoms of Amalur! Je ne retrouve aucune immersion et c’est se que je recherche dans un rpg.  

Le jeu demeure amusant à jouer et, au fond, c’est se qui compte. Lorsque je joue à Diablo, c’est le gameplay et non l’histoire qui m’accroche. Ce n’est pas le sublime Skyrim, que certains oses comparer (sacrilège) mais le gameplay est supérieur. Si l’immersion n’est pas votre priorité et de bûcher des ennemis, sans vous poser de questions, est votre dada, Kingdoms est pour vous!  

Un généreux 8/10


mardi 7 février 2012

THAT WHICH SHOULD NOT BE


Bien honnêtement, cela fait cinq fois que je recommence cette critique du livre THAT WHICH SHOULD NOT BE. Je ne sais par où commencer et je dois me retenir afin de ne pas trop en divulguer sur ce pastiche de Lovecraft que je qualifierai de… Chef-d’œuvre!

Il s’agit du premier livre de Brett J.Talley qui a gagné plusieurs concours littéraires avec cette merveille qui s’adresse à un public bien moins élitiste que le maître dont il s’inspire. Si vous aimez les bons livres de comptes et légendes folkloriques d’horreurs sans l’utilisation de violence gratuite, faites-vous une faveur et commandez ce livre.

Il faut savoir qu’il y a toute une gamme d’histoires inspirées de Lovecraft. Que ce soit de l’hommage, aux lointaines références aux pales copies. Il y a de tout! Bon et mauvais. Personnellement, j’aime les auteurs qui enrichissent le mythe de Cthulhu par leur talent. J’oserais même dire que parfois, je les préfère à c’elles du maître reclus de Providence.   

Pour en revenir à ce livre paru en 2011, il est tout à fait magistral. Il est super bien écrit. Accrocheur, facile à lire et les descriptions sont bien dosées. Je ne suis pas le plus grand fan de l’utilisation de la première personne mais l’aspect journal est utilisé de façon brillante.  

Sans spoilers : La trame de fond consiste en un étudiant de folklore à Miskatonic University du nom de Carter Weston et ami du jeune Henry Hermitage (personnage classique). Il  se voit confié la tâche d’aller retrouver un étrange livre du nom de Incendium Maleficarum, The Inferno of the Witch qui se trouverait dans le village portuaire de Anchorhead. Ne croyant pas à l’occulte, il accepte de mener l’enquête et il croisera le chemin de quatre personnes qui lui raconteront leurs histoires invraisemblables. Ce sont ces quatre histoires qui forment la majeure partie du livre et qui sont particulièrement savoureuses. Chacune d’elle ferait d’excellent récit effrayant près d’un feu: un Wendigo dans les bois du nord est, couvent de religieuses dans les Carpates, capitaine d’un navire propriétaire d’un objet obscur, jeune stagiaire dans un Asile. Chacune de ces histoires s’étalent sur des dizaines de pages Je ne révèlerai pas le dénouement de l’histoire, qui s’abandonne dans le mythos à fond, mais elle est particulièrement savoureuse et bien exécuté.  

En résumé, ce livre est se que l’on appel un « page turner » et l’un des meilleurs livres que j’ai lu depuis longtemps (et la liste est longue). Un livre que je vais re-lire assurément dans un proche futur!!! J’espère sincèrement que cet auteur va nous offrir d’autres romans de ce genre. Un auteur à surveiller!

Un indicible 10/10

mardi 31 janvier 2012

DARK SUN: DEATH MARK


Dark Sun: Death Mark de Robert J. Shwalb est le dernier opus publié chez Wizards dans l’univers d’Athas. Les deux romans précédents étaient plutôt moyens et pas très audacieux. Death Mark est tout le contraire et l’histoire vient enrichir la région de Tyr qu’on avait négligé les dernières années.

Nous sommes après la révolution qui détrôna le Roi Kalak et Tyr est désormais une cité libre. Certains sont très heureux mais, sans esclaves, qui va travailler pour faire rouler l’économie? Touts les yeux sont sur les mines de fer de cette ancienne puissante Cité État. Les maisons marchandes sont entrain de magouiller pour reprendre le pouvoir alors que le roi Hamanu de Urik rallie ses armés afin d’envahir Tyr et saisir ses ressources. Plusieurs joueurs interviendront dans cette aventure aux proportions épiques.

L’auteur maîtrise très bien la politique de Dark Sun et j’ai bien aimé qu’il focus sur les dynasties marchandes d’Athas et de Tyr. Ce sont elles qui tirent les ficelles et qui ont les ressources pour sauver ou non la Citée.

Le livre est bien écrit et l’auteur connaît son sujet car il est l’un des designers derrière le nouveau sourcebook de Dark Sun. Par contre, je trouve que ce livre contient énormément de personnages et la fin est décevante. L’auteur tisse une toile énorme qui se termine trop rapidement. Cette histoire aurait mérité, à mon avis, une trilogie.

Ce roman est excellent mais je le recommande seulement aux fans de Dark Sun. De par sa politique et ses nombreuses références aux événements passés, il est nécessaire de posséder une connaissance de base pour l’apprécier à sa juste valeur.

Un solide 8/10

vendredi 20 janvier 2012

MARVEL SUPER HEROES RPG


Je suis un grand fan des univers de bande dessinés – Hulk, Iron Man, Cap America, Thor, X-Men, Batman, Superman, etc. Je n’ai jamais assez de ces personnages dans n’importe quel format – cinéma, les romans, la télévision, bande dessinés, ou jeux de rôle. Marvel et DC sont deux mondes riches et fascinant à explorer et les RPGs s’y prêtent à merveille!

Ces univers ont leurs propres histoires détaillées où vous pouvez choisir d’y jouer dans un monde générique ou un cadre historique spécifique (Seconde Guerre Mondial, Civil War, Futur ou même des Univers parallèles.) Ces mondes sont peuplés de centaines de personnages bien établis qui sont reconnaissables par la plupart des gens qui ne sont même pas familiers avec les bandes dessinées.

Aujourd’hui, j’aimerais vous parler d’un RPG qui occupe une place importante dans ma vie de gamer. Depuis les années 80, j’ai joué à des dizaines de RPGs, mais, à mon humble avis, l’un des meilleurs demeurent Marvel Super Heroes publié par TSR au début des années 80.


Désormais appelé le «Marvel Classique » est le tout premier système licencé par Marvel. TSR qui était, à l’époque, l’éditeur de D&D publièrent en 1984 le premier livre de règles, suivit de dizaines de modules, suppléments et set avancés. Au début des années 90, ils sortirent une mise à jour des règles, mais quelques temps après, Marvel et TSR se séparèrent pour des raisons pécuniaires.

La base de ce jeu repose sur l’un des meilleurs systèmes jamais conçus. Deux mots définissent ce jeu : Simplicité et Efficacité. Une seule table et 2d10 font des miracles! Les règles sont faciles et flexibles pour s’adapter à toutes situations. On laisse place à l’imagination et la narration. Les combats sont rapides et faciles à gérer pour les joueurs et le maître de jeux. Comme je l’ai mentionné précédemment, plusieurs sourcebooks furent publiés afin de raffiner les règles et ajouter des options pour les joueurs mais demeurèrent optionnels.

Nous sommes en 2012 et nous y jouons encore plusieurs fois chaque année! Ce système est fabuleux et le monde est plaisant d’y jouer. Même si l’univers de Marvel a bien changé depuis des décennies, nous adaptons facilement nos personnages, vilains et périodes de jeux. Les BD sont une ressource incroyable d’idées d’aventures, se qui fait que le Marvel Classique reste en vie. Il y a plusieurs sites web qu’y supportent encore le système et il est facile de trouver du matériel sur Ebay.

Au fil des ans, il y a eu deux autres tentatives de RPG Marvel mais ce fut de fulgurants échecs. Une nouvelle incarnation verra le jour en Février prochain (Marvel Heroic Roleplaying) Je ne suis pas un fan du système utilisé et j’ignore si le jeu connaîtra du succès, mais il semble avoir une volonté de supporter la franchise avec du matériel régulièrement. J’en ferai la critique en temps opportun.

Si vous êtes un fan de l’Univers de Marvel et de RPG, je vous encourage à vous procurez les règles de bases et de vous lancer. Ils sont disponibles gratuitement sur internet et libre de droits. Réunissiez quelques amis et en moins d’une heure vous serez prêts à vous lancer en bas du Baxter Building! Vous ne serez pas déçus. Un solide 10/10

mardi 10 janvier 2012

STAR WARS THE OLD REPUBLIC


Mes impressions de Star Wars: The Old Republic jusqu’à maintenant!

Le nouveau bébé de Bioware est un mmo basé sur l’univers de Star Wars qui est en-ligne depuis le 20 décembre 2011. Cette saga se déroule plus de 3 000 ans avant les films mais n’ayez craintes, peu de choses changent dans l’univers de Star Wars. La différence majeure de cette époque est qu’il y a un empire Sith. Il n’y a pas de « règle de deux » et donc, comme les Jedis, ils ont leurs planètes et leurs académies et ils ont faim!

Mon personnage principal est un Jedi Consular (un healer). J’ai eu le temps d’explorer l’univers jusqu’au 32IÈME niveau. Il y en a 50. J’ai lu les romans associés au jeu et je m’informe du développement de ce jeu depuis trois ans environ. Mes attentes étaient très élevées. Trop élevé! Ce mmo possède plusieurs belles qualités mais de nombreux défauts entachent l’expérience de jeu.

Je pense que la nature même de SWTOR sera une problématique à long terme. Le jeu possède de belles histoires de classes mais elles ne représentent environ que 10% des quêtes. L’illusion de grandeur n’y est tout simplement pas. On nous donne l’impression d’immenses planètes mais les zones à explorer sont très petites et limitées. Les quêtes sont trop linéaires se qui ne donne pas le goût de recommencer un long chemin fastidieux. 90% des quêtes sont l’habituel tuez X/ collectez X/ activez X. Bref, des missions de « grinding » de mmo. Je trouve également qu’il y a un manque de quêtes. Cela me rappel l’excellent DC Universe Online qui souffrait du même problème. Les quêtes sont excellentes mais on n’a pas vraiment le choix si l’on veut progresser d’une planète à l’autre.

Le jeu est facile et fortement orienté sur le soloing avec quelques zones héroïques. Très tôt dans votre aventure, un partenaire vous aidera à progresser avec les quêtes. Elles sont faciles et intuitives. On vous prend par la main tout le long. Le chemin (jusqu’à maintenant) est très linéaire. Bioware nous promettait une expérience personnel mais je trouve que les missions sont plutôt génériques.

Le PVP et les raids sont là pour satisfaire les fans du genre… pour un temps. Les formules standards de mmos sont là et les fans de World of Warcraft seront comblés puisque de nombreux concepts sont semblables. Par contre, même si l’univers est réparti sur plusieurs planètes, je n’ai pas l’illusion de grandeur qu’offre WoW. Le fait que les serveurs sont hautement instancés donne lieu à des endroits pratiquement abandonnés par la communauté.

Comme je l’ai dit, SWTOR possède aussi de belles qualités. Il est facile de passer plusieurs heures à monter le niveau de son personnage. Les graphiques sont correct mais ce n’ai pas un problème pour ma part. SWTOR va rouler sur toutes les machines de moins de 3 ans en ajustant quelques détails ici et là. La musique est de haute qualité et les personnages sont tous doublés de voix se qui le démarque des autres mmos sur le marché. Par contre, les guildes qui communiquent via skype ou teamspeak devront changer leurs habitudes ou passer à coté de la qualité no.1 du jeu.    

Ceci-dit, cela demeure un jeu de qualité produit par Bioware et c’est Star Wars! Le jeu vient avec un mois gratuit se qui vous laissera assez de temps pour vous forger une opinion. Vous devrez ensuite débourser 15$ chaque mois pour continuer d’y jouer. Je vais probablement consacrer 2 ou 3 mois dans le jeu et prendre une longue pause. L’avantage des mmos (s’il y en a) c’est qu’ils sont en constantes évolutions. J’avais dans l’idée de faire les huit classes mais je me contenterai probablement d’un personnages de chaque coté de la force.

Ma note à ce point-ci est un 7.5/10

lundi 9 janvier 2012

MORLANTE CRITIQUE


Morlante est le troisième roman de l’auteur québécois Stéphane Dompierre publié chez Coups de Tête. Il fait son entré dans la piraterie pour adultes avec cette aventure... beaucoup trop courte!

1701. Dans la cale d’un bateau anglais, Morlante poursuit tranquillement sa carrière d’écrivain. Mais on ne l’emploie pas pour son talent à raconter des histoires ou sa calligraphie soignée. Quand le bateau est la cible de pirates ou d’une armée ennemie, il range sa plume, sort ses machettes et rentre dans le tas. On ne marque pas son époque en écrivant des livres, mais en tranchant des gorges. Morlante, un road movie sanglant sur les eaux noires de la mer des Caraîbes.

Dompierre affirme que les livres de pirates manquent d’humour, de sexe et de violence, alors il s’est fait plaisir!

Je suis plutôt ambiguë face à ce livre. Premièrement, j’ai un gros problème avec le format du livre qu’on nous vends comme un roman d’aventures. Désolé, mais avec 42 chapitres s'étalant sur 145 pages seulement et en gros caractères, c’est une nouvelle! Il m’a fallu moins de deux heures pour le terminer. À 15$ je trouve que c’est du vol!

Sur le contenu, j’ai bien aimé l’humour noir de Dompierre, l’érotisme et la violence omniprésente. Les chapitres ont en moyenne 2 ou 3 pages et certains passages sont très bien réussis : « Il compte inviter à bord des femmes à l’œil fripon, à la cuisse légère et à la chatte odorante, dans le but avoué de s’offrir une mémorable nuit d’orgie. Regarder les putes danser sur les tables au son des tambours et des violons, choisir la plus perverse et l’asseoir sur sa queue, en baiser une autre et une autre encore, jusqu’à ce que ses jambes ne le portent plus, oui, voilà ce qui lui rendra sa bonne humeur. »Sympathique n’est-ce pas!?

Voici un autre extrait qui résume bien Morlante : « Couvert de sang, l’écrivain aux machettes émerge d’un tas de corps lourds et inanimés. La vision est impressionnante et l’effet de surprise joue en sa faveur. Il glisse entre les jambes des ennemis et enfonce ses lames dans ce qui s’offre à lui : ventres, couilles, côtes, anus ou tibias, et même les plus grands des colosses s’effondrent, le souffle coupé. Il les achève d’un geste précis, soit dans le cœur, soit dans la tête. Le sang gicle à chaque coup de lame et le sol poisseux est jonché d’entrailles et de membres humains. Morlante commence à peine à s’amuser. Méthodique, il s’occupe des plus dangereux, ceux armés de pistolets, heureusement imprécis lors des combats sur les navires, mais, tout de même, il reste prudent. Il leur tranche la gorge d’un geste leste, range une machette pour s’emparer de l’arme à feu et la décharger dans la tête de n’importe quel autre assaillant qui passe par là, semant le chaos et la terreur, entraînant les pirates dans la mort à une vitesse foudroyante. Déjà terminé? Il achève les rampants, essuie ses lames sur la cape d’un cadavre pas trop souillé, range ses machettes dans leurs étuis et en profite aussi pour se débarbouiller le visage. Il sort son calepin, de l’encre, sa plume, et prend quelques notes en sifflotant. C’est comme ça, l’inspiration, ça frappe à tout moment. Inutile de lutter. »

C’est très bon et nul doute que Dompierre sait bien écrire. Le problème c'est qu'il n’y a pas vraiment d’histoire. Ce sont des personnages qui tuent encore et encore (et je ne parle pas de réalisme car là on rigolerait un bon coup). Il y a des concepts intéressants mais très mal développés (ou pas du tout). Avoir trouvé ce livre à 16 ans, je serais probablement à l’extase, entrain de le relire une deuxième fois. C’est rapide, violent, drôle et plein de sexe. On nous lance en pleine gueule tout se que l’on a castré aux récits de pirates ces dernières années. Imaginez le premier acte d’Orange Mécanique, sur mer. Malheureusement, j’aurais aimé avoir une histoire avec cette décapitation surréaliste.  

Un essaie sympathique 7/10 

mardi 3 janvier 2012

TURF (HC) CRITIQUE


TURF (HC) est une série de crime noir et science-fiction en cinq numéros. Ce hardcover est paru en juillet 2011. C’est l’une de mes plus belles découvertes cette l’année! Un classique instantané que tous collectionneurs devraient se procurer sur le champ!

Par où débuter? À prime à bord, le duo derrière ce chef-d’œuvre est constitué de Jonathan Ross et Tommy Lee Edwards. Jonathan Ross est à la Grande Bretagne se que David Letterman est aux USA. Un présentateur populaire dont rien ne prédestinait à écrire une série pour Image Comics.

L’excellente préface de ce recueil (l’une des meilleurs que j’ai lu) est signée par Mark Millar;  un scénariste ayant pondu Kick Ass et Wanted. C’est lui qui proposa le dessinateur de Marvel 1985 à Ross pour illustrer Turf. C’est un petit monde car j’ai aussi découvert que la conjointe de Ross est le bras droit de Mattew Vaughn et co-scénariste de l’adaptation cinématographique de Kick Ass. C’est peut-être en côtoyant cette équipe qu’est venu l’idée à Ross de quitter la BBC et d’écrire cette série? Je l’ignore!

Décrire Turf est complexe. Si je vous disais qu’il y a des gangsters, des flics corrompus, des vampires, des aliens biomécaniques… vous me diriez « et puis quoi encore! »

« New York, 1929 : au cœur de la prohibition. Les gangs tombent comme un jeu de dominos alors que la mystérieuse famille Dragonmir se bat afin de diriger la ville et débuter le réveil de l’Ancien – un vampire gigantesque enterré sous les fondations du manoir familial. Mais une alliance inconcevable formée entre un dur à cuir Eddie Falco et un Alien conduit à une impasse inquiétante. En même temps, une jeune journaliste, un sale flic et un criminel d’Harlem essayent de survivre dans ce tourbillon, et bien intelligent celui qui pourra prédire qui gagnera la bataille. »

La richesse de cette œuvre est son réalisme (hein!?), sa déconstruction, et sa profondeur. Je dis souvent que l’on peut faire passer n’importe quoi si cela est bien raconté et intelligent. Il y a un gros travail de recherche de la part de Ross (un britannique) sur le New York des années 20: les gangs, les hôtels, les docks, les bars jazz, l’architecture, etc. Et comme le mentionne Millar dans sa préface (se moquant de lui-même) du texte… il y en a! Un style qui me rappel Alan Moore ou Frank Miller où chaque page est bourré de contenu. Contrairement à se qui se fait dans les comics, aujourd’hui, on en a pour notre argent!

En conclusion, si vous aimez les histoires de crimes bizarres, complexes et violentes se déroulant à l’époque de la prohibition, Turf est à lire absolument. Vous sentirez tout l’effort et l’originalité qu’ont injectés les deux artistes dans cet œuvre.  

Un sublime 9.5/10

Guillermo del Toro a dit de Turf : « Turf is unlike anything you’ve ever seen. A magnificent 5-course meal served in a single platter. Ruthless gangsters, leaping vampires, biomechanical aliens all converge in a turf war of cosmic scope. It’s not surprising to see a multicultural collision like this come out of Mr. Ross and Mr. Edwards’ brains, but what is shocking is that it works o well. Fast-paced, efficiently told and quite addictive!”

Le légendaire Neil GaimanBefore it came out, I think most of us had TURF pegged as a novelty. After all, Jonathan Ross is famous for many things, but writing comics isn’t one of them. We were wrong. It’s an audacious story excellently told that makes the most of the comics medium- in this case the art of Tommy Lee Edwards, a man up to the demands of gangster-vampire-alien-what-the-hell that Ross’s tale demands. Jonhathan Ross is not a novelty act at all. He’s here to stay.”